
Biographie de Squeezie
Lucas Adrien Hauchard voit le jour le 27 janvier 1996 à Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, en région parisienne. Il grandit ensuite à Antony, dans les Hauts-de-Seine. Très tôt passionné par les jeux vidéo, il se lance sur Internet : vers 2008, il crée sa première chaîne YouTube, dédiée à un jeu populaire à l’époque, mais celle-ci reste très modeste. Il le refait quelques temps plus tard (avec une seconde chaîne), mais ce n’est qu’en 2011, à l’âge de 15 ans, qu’il crée la chaîne qui le rendra célèbre sous le pseudonyme de Squeezie. Dès le début, son contenu se concentre sur les « let’s play » et les tests de jeux vidéo : il partage ses sessions, commente ses expériences, mises à jour, etc. Rapidement, son style décontracté, drôle, sincère séduit un large public. À seulement 17 ans, il atteint un jalon important : il devient le premier Français à dépasser un million d’abonnés sur YouTube. À cette époque déjà, certaines de ses vidéos réunissent plusieurs centaines de milliers de vues. Avec le temps, Squeezie ne se limite plus aux jeux vidéo.
Il diversifie ses contenus : vlogs, vidéos humoristiques, réactions, collaborations, etc. Il collabore notamment avec un autre Youtubeur célèbre, Cyprien Iov, pour lancer la chaîne commune Bigorneaux & Coquillages, ainsi qu’un projet de WebTV LeStream, en 2017. En parallèle, Squeezie s’intéresse à d’autres médias. Il sort un ouvrage "Tourne la page" co-écrit avec le youtubeur et ami Maxenss, en 2017. Il se lance aussi dans le monde du streaming en direct (sur Twitch notamment), et en 2018 il crée une chaîne secondaire centrée sur ses lives. Mais le succès de Squeezie ne s’arrête pas là : il s’oriente vers la musique. En 2020, il sort son premier album, Oxyz. Depuis, il a enchaîné singles et collaborations, explorant un style mêlant humour, rap/hip-hop et sensibilité propre ce qui lui a permis de toucher un public encore plus large. Parmi les événements marquants de sa carrière récente, on peut citer l’organisation, en 2022, d’un événement inédit : GP Explorer une course automobile en Formule 4 réunissant des influenceurs, streameurs et youtubeurs. Cette initiative, reconvertie en véritable spectacle, illustre l’évolution de son rôle : de simple créateur de contenu à organisateur d’événements, presque producteur, capable de fédérer une communauté massive. En termes de portée, les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2025, la chaîne de Squeezie compte près de 19,9 millions d’abonnés et plus de 11 milliards de vues.
Il est aujourd’hui l’un des youtubeurs francophones les plus influents, voire le plus suivi. Il a réussi, en l’espace d’une quinzaine d’années, à transformer une passion adolescente en carrière avec succès, diversité, adaptation. Mais Squeezie, c’est aussi un symbole de génération. Beaucoup de ses fans le suivent depuis des années, ont grandi avec lui. Sur des forums ou réseaux sociaux, on retrouve des témoignages d’adolescents devenus adultes qui disent avoir suivi ses vidéos pendant plus de dix ans, le voyant comme une sorte de « grand frère virtuel ». Ces réactions soulignent à quel point Squeezie a marqué une époque, et contribué à façonner la culture numérique francophone. Aujourd’hui, Squeezie continue d’évoluer : de YouTuber gamer à créateur de contenus multi-formes vidéos, musique, streaming, événements, écriture il incarne une trajectoire rare, réussie, et emblématique de ce que peut être une carrière numérique moderne.
Ses plus gros concepts
Les plus grands concepts de Squeezie constituent aujourd’hui l’un des piliers de son succès, car ils démontrent sa capacité à imaginer des formats innovants, immersifs et parfaitement adaptés à l’univers YouTube. Parmi les plus marquants, on trouve d’abord les vidéos d’horreur , un genre qu’il a largement popularisé en France : à travers des jeux terrifiants, des creepypastas ou des expériences interactives, il parvient à créer un mélange unique entre humour, tension et storytelling. Vient ensuite l’un de ses formats les plus iconiques : Les Threads Horreur, où il met en scène, avec un montage soigné, des histoires inquiétantes trouvées sur Internet.
Ce concept, très narratif, a développé sa réputation de “maître de l’ambiance” et lui a permis de toucher un public plus large que celui du gaming. Autre format devenu culte : les “Qui est l’imposteur ?”, une série de vidéos dans lesquelles plusieurs invités doivent démasquer un intrus qui se fait passer pour un expert. Mélange de jeu social, de psychologie et d’humour, ce concept est aujourd’hui l’un des plus identifiés de sa chaîne et a rassemblé des millions de spectateurs. Squeezie a également marqué YouTube avec ses Défis absurdes, où il se met en scène dans des situations impossibles ou décalées, montrant une grande créativité et une capacité rare à renouveler constamment le divertissement.
Un autre format majeur est “1 lettre = 1 musique” ou encore les concepts musicaux liés à ses "vidéos pop culture", comme les chansons parodiques qui ont parfois atteint les tendances musicales générales. À ces formats s’ajoutent les “Enquêtes sur des phénomènes Internet”, un concept dans lequel il analyse des mystères viraux, des créatures étranges, des comptes inquiétants ou des légendes numériques, mélangeant humour, méthode et suspens. Les best-of de ses lives représentent aussi un concept fort, car ils ont permis à son second canal et à sa communauté Twitch de se développer tout en offrant une nouvelle dimension à son contenu. Enfin, l’un de ses plus grands concepts même si plus large que YouTube reste le GP Explorer, un événement monumental qui combine sport extrême, production audiovisuelle, compétition et spectacle, devenu un rendez-vous majeur dans le paysage numérique francophone.
Tous ces concepts montrent à quel point Squeezie sait diversifier ses idées, surprendre son public, et créer des formats devenus de véritables références dans la culture web d’aujourd’hui.
Le GP explorer 3
Le GP Explorer 3, officiellement intitulé « The Last Race », est la troisième et dernière édition de la course automobile en Formule 4 organisée par Squeezie, sur le mythique Circuit Bugatti du Mans, du 3 au 5 octobre 2025. L’événement a combiné compétition automobile, concerts, et spectacle grand public une ambition haute, sorte de pont entre sport, show-média et culture Internet. Au total, 24 pilotes issus majoritairement de l’univers du streaming, de la création de contenu, ou du rap et du divertissement, se sont affrontés, répartis en 12 écuries. Parmi eux, Squeezie lui-même participait, associé avec AmineMaTue sous la bannière « Netflix ». On retrouvait également des duos comme Djilsi et Maxime Biaggi (Lego Racing Team) ; Maghla et Léa Elui (Sol de Janeiro) ; Théodort et Mastu ; Mister V et PLK (Subway) ; Gotaga et Nikof (Lofi Girl M8) ; SCH et Billy (Samsung) ; Baghera Jones et Cocottee (Erborian) ; Ana On Air et Kaatsup (Alpine) ; ainsi que des équipes internationales comme les Espagnols Ander et Karchez (Cupra) et les Américains Ludwig Ahgren et Michael Reeves (The Crew Motorfest). L’édition GP Explorer 3 ne se voulait pas uniquement une course de plus : c’était un spectacle global.
Ainsi, aux côtés de la compétition, l’événement proposait des concerts et une ambiance festive dès le vendredi soir, transformant le week-end en véritable festival autour de l’automobile, de la culture internet et de la musique. Les spectateurs pouvaient vivre l’expérience sur place — les billets se sont arrachés très vite ou suivre la course depuis chez eux. Pour la première fois, l’événement a été diffusé non seulement sur la chaîne Twitch de Squeezie, mais aussi à la télévision : les qualifications sur France 4 et la course principale sur France 2, ainsi qu’en streaming sur la plateforme de service public. Côté audience, le pari a été remporté : le pic de spectateurs simultanés sur Twitch a atteint 1 497 659 viewers (co-streams inclus), ce qui bat tous les précédents records pour un événement français de streaming. La compétition elle-même a offert son lot de surprises : l’Espagnol Karchez, de l’écurie Cupra, a remporté la course, devant Kaatsup, et Maxime Biaggi complète le podium.
De nombreux participants habitués à l’univers des jeux vidéo, du streaming ou de l’influence ont ainsi vécu l’expérience intense de la compétition automobile (un terrain qu’ils ne maîtrisaient pas forcément) ce qui a donné lieu à des scènes parfois drôles, parfois impressionnantes : collisions, changements de classement, lutte pour la pole position, tension palpable, tout était réuni pour créer un spectacle moteur atypique. Le GP Explorer 3 représente plus qu’une simple course : c’est la cristallisation d’une ambition de l’ère numérique — offrir à des créateurs de contenu une plateforme de spectacle digne des grands événements sportifs, mêlant automobile, show, musique et communauté. En ce sens, cette édition finale, par son casting varié, son audace médiatique et son intensité, illustre parfaitement l’évolution du divertissement moderne, où Internet, streaming et passions se rencontrent.